Les chercheurs
Les parcours présentés sont des histoires de recherche de scientifiques dans différents domaines (santé, végétal, électronique, droit...). Des vidéos, des textes, des photos d'instruments illustrent l'évolution de leur carrière et de leurs activités au cours du 20e siècle.
Chaque parcours de recherche est constitué de plusieurs étapes. Elles correspondent à des périodes jalonnées par des événements qui ont marqués la vie professionnelle de ces professeurs-chercheurs.
Les parcours des chercheurs
Les professeurs Maryvonne Martin, physicienne, et Gérard-Jean Martin, chimiste, sont parmi les premiers chercheurs français à avoir, dans les années 60, utilisé et valorisé la Résonance magnétique nucléaire. En 1980, ils parviennent, par analyse des isotopes, à déterminer l'origine du sucre contenu dans les alcools. Cette découverte les conduira à créer en 1987 l'entreprise Eurofins.
Jean-François Chatal est professeur des universités et praticien hospitalier en médecine nucléaire au Centre Régional de Lutte Contre le Cancer, Centre René Gauducheau à Nantes.
Son double cursus en médecine et physique nucléaire lui a permis de s'intéresser aux applications diagnostiques puis thérapeutiques de techniques liées à l'utilisation d'isotopes radioactifs.
La découverte des anticorps monoclonaux au milieu des années 70 a permis à son équipe de disposer de nouveaux vecteurs pour porter la radioactivité au plus près de la cible tumorale, au départ pour la visualiser, aujourd'hui pour la traiter.
Il est maintenant spécialiste de l'alpha-immunothérapie.
Yves Lespinasse est directeur de l'Unité d'Amélioration des Espèces Fruitières et Ornementales au Centre INRA d'Angers. Il s'est intéressé depuis le début de sa carrière à l'amélioration des espèces fruitières, et plus particulièrement à celle du pommier. Ses recherches portent sur l'étude de la génétique de cet arbre, l'étude des interactions entre l'hôte et ses principaux parasites et ravageurs, ainsi que sur l'amélioration de la résistance du pommier à ces pathogènes afin de développer la qualité des fruits et de diminuer la pression pesticide.
Régine Samson est phytobactériologiste et chercheur à l'INRA depuis le milieu des années 60. Elle découvre de nouvelles techniques sérologiques pour l'identification du feu bactérien qui se répand en France à partir de 1972. Responsable depuis 1995 du secteur Pathologie des semences l'INRA d'Angers, elle mène de nombreuses actions de formation dans le Grand-Ouest français, à Cuba, en Tunisie, au Vietnam et au Brésil.
Le professeur Jean-Pierre Benoit, praticien hospitalier en pharmacologie au CHU d'Angers, est responsable d'une équipe de recherche associée à l'INSERM travaillant sur la vectorisation de protéines neurotropiques. Ses recherches sur la microencapsulation l'ont conduit à créer en 1992 un CRITT devenu aujourd'hui la société Mainelab.
Le professeur Jean-Claude Brosse a consacré la plus grande partie de sa carrière à l'étude des polymères et du caoutchouc naturel à l'Université du Mans. Ses recherches l'ont conduit avec son équipe à inventer un procédé pré-industriel, puis industriel de production de caoutchouc naturel liquide. Consultant en développement industriel pour l'ONU, il participe, dans les années 80, à la mise en oeuvre d'un pilote destiné au traitement du latex en Côte d'Ivoire.
Alain Gorgues est professeur de chimie à l'Université d'Angers depuis 1983. Il y dirige le laboratoire Ingénierie Moléculaire et Matériaux Organiques, associé au CNRS. Très tôt attiré par la chimie organique, il débute sa carrière à Rennes puis il est nommé à Angers. De 1994 à 2002, il assure la charge de Vice-président à la recherche de l'Université d'Angers. Ses travaux portent notamment sur des études fondamentales et finalisées de matériaux organiques moléculaires ou polymères à propriétés électroniques spécifiques.
André Lucas est professeur de droit à l'Université de Nantes depuis 1984. Ses travaux de recherche en ont fait un pionnier du droit de l'informatique. Il s'est ensuite orienté vers la propriété intellectuelle et notamment le droit d'auteur. Il a publié en 1994, un Traité de la propriété littéraire et artistique, qui fait autorité en la matière. Depuis le développement rapide des technologies de l'information et de la communication, puis l'arrivée du réseau Internet, ses recherches trouvent des terrains d'application extrêmement nombreux. André Lucas exerce des activités d'expert au niveau international auprès de l'Union Européenne, auprès de l'UNESCO et de l'Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle.
Le professeur Axel de Kersaint Gilly est neuroradiologue à l'Université de Nantes. En 1979, grâce à l'acquisition de l'un des premier scanners au CHU de nantes, il crée une Unité de neuroradiologie diagnostique et thérapeutique. L'évolution de l'imagerie médicale et son expérience de praticien lui permettent d'améliorer le traitement des malformations cérébrales: angiomes ou anévrismes.
Daniel Desbruyères, chercheur à IFREMER depuis le milieu des années 70 a notamment effectué des plongées avec les submersibles Nautile et Cyana pour observer et étudier le benthos des fonds marins.
Suite à la découverte en 1977 des sources hydrothermales des milieux marins profonds et de la vie originale qui s’y développe, Daniel Desbruyères participe à la création, à IFREMER, de nouveaux laboratoires de recherche dédiés à l’utilisation d’enzymes résistantes à de très hautes températures.
Denis Escande est professeur de physiologie à l'Université de Nantes depuis 1994. Il y crée et dirige le laboratoire de Physiopathologie et Pharmacologie Cellulaires et Moléculaires, unité associée à l'INSERM. Au CHU, il est chef de service des Explorations fonctionnelles. Spécialiste en électrophysiologie cellulaire cardiaque, il décrit les canaux ioniques du cœur humain et travaille aujourd'hui sur les maladies génétiques rares. Avant de s'installer à Nantes, Denis Escande fait ses études à Strasbourg puis à Paris. Il a une expérience industrielle de 4 ans chez Rhône-Poulenc Rorer, devenu Aventis et a été professeur à l'Université d'Orsay en 1991. En 2002, il s'est vu remettre le Grand Prix de Cardiologie de l'Académie des sciences.
Francis Quémeneur est professeur de Génie chimique / Génie des procédés au laboratoire GEPEA associé au CNRS et implanté à Nantes St Nazaire. Après avoir travaillé à l'Université de Rennes, il intègre le département de génie chimique de l'IUT de Saint-Nazaire dès la création de celui-ci en 1971. Il participe à son développement en devenant responsable du département en 1974. Il crée et dirige quelques années plus tard, en 1987, le laboratoire de Génie des procédés qui changera d'appellation au milieu des années 90 pour devenir le GEPEA. Spécialisé dans un premier temps dans l'étude de l'influence de la nature des solvants sur la vitesse de différentes réactions, Francis Quémeneur oriente sa recherche, à la fin des années 70, vers les procédés de séparation à membranes. Il développe des applications de ces procédés dans deux domaines : la dépollution des eaux et la valorisation de produits issus du milieu maritime.
René Le Doeuff est directeur du département Génie électrique de l'Ecole polytechnique de l'Université de Nantes. Après une formation d'ingénieur, il a effectué ses premières recherches en électronique de puissance à Nancy et à Alger. Ses thèmes de recherche concernent les convertisseurs statiques, les perturbations de réseaux et la commande de machines tournantes. Ces thèmes de recherche lui ont permis, dans le contexte régional de construction navale, de développer des applications innovantes dans le domaine du génie électrique, lorsqu'il devient, en 1991, directeur scientifique et pédagogique de l'Ecole d'ingénieurs ESA-IGELEC.
Michel Bruneau est à l'origine, au début des années 80, de la création au Mans du Laboratoire d'Acoustique de l'Université du Maine, associé au CNRS. Spécialiste en acoustique, ses travaux de recherche ont porté principalement sur le domaine de l'électroacoustique. Michel Bruneau a développé le gyromètre acoustique, ce qui lui a permis de mener des recherches très spécialisées sur les phénomènes qui régissent les mouvements acoustiques. En 2000, il s'est vu remettre la médaille d'argent du CNRS.
Josiane Fontaine-Pérus est responsable à l'UFR des Sciences de Nantes du laboratoire de Recherche en embryologie, associé au CNRS. Passionnée par l'étude du développement de l'embryon depuis sa rencontre avec Nicole Le Douarin, Josiane Fontaine-Pérus a mené à partir de 1968 des recherches sur l'origine de la différenciation des cellules endocrines, notamment grâce à la technique du chimérisme, puis ses recherches se sont orientées vers l'étude des mécanismes qui régulent la différenciation des muscles squelettiques. Aujourd'hui, Josiane Fontaine-Pérus s'intéresse aux cellules souches myogéniques, qui possèdent la faculté d'assurer la croissance et la restauration du muscle.
Jean-Paul Soulillou est professeur à l'Université de Nantes et chef de service au CHU de Nantes. Sa spécialité est l'immunologie clinique. Après un bac de philosophie il fait des études de médecine à Bordeaux. Il est ensuite interne en néphrologie à Nantes où il soutient une thèse de médecine sur l'hypertrophie rénale compensatrice. Après un stage de recherche sur la transplantation rénale à Harvard, il revient à Nantes où il crée et dirige successivement deux unités de recherche associées à l'INSERM. Auteur à ce jour de près de 500 publications internationales, Jean-Paul Soulillou a présidé le Conseil médical et scientifique de l'Etablissement français des greffes et depuis 2002, il est membre senior de l'Institut universitaire de France.